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“Il n’y a pas de fumée sans feu.”. Ce célèbre proverbe, s’accommode bien avec les vampires. Ses êtres sont-ils simplement issus de la littérature ou, au contraire, les écrivains se sont-ils inspirés de faits bien réels. Nous pouvons distinguer plusieurs sortes de vampires. Le vampire mythologique qui correspond à de nombreux clichés, alimentés par la littérature fantastique, et d’autres formes de vampirisme, que nous trouvons dès l’antiquité et qui se perpétuent à travers les siècles.

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Le mythe du Vampire

Le mot “ vampire ” apparaît dès 1748 dans un poème d'Ossenfelder Der Vampir, publié dans une revue allemande. Mais c'est un abbé bénédictin Dom Augustin Calmet, exégète biblique réputé, qui ouvre véritablement le bal avec son Traité sur les apparitions des Esprits et sur les Vampires, ou les Revenants, de Hongrie, de Moravie..., publié en 1749 (réédité en 1986 par Jérôme Millon éditeur) où il semble prendre très au sérieux les vampires. D'où la réplique cinglante d'un Voltaire pour qui les vampires sont essentiellement les membres du clergé. (Dictionnaire philosophique, article sur l'absolution, 1764). Jean-Jacques Rousseau reconnaît l’ampleur du dossier mais déclare que “ la chose demeure incroyable, tout en étant véridique ”. On rencontre en Europe occidentale le mot Vampires ou Vampirs mais également Upiers et Oupires. En Grèce, on l’appelle plus fréquemment Broucolaques ou encore Vroucolacas. Nyam-Nyam ou Setaf in Dem sont les noms africains du vampire. Lord Byron est à l'origine d'un approfondissement du mythe. Dans Le Giaour, il fait une allusion aux vampires. Surtout, il va inspirer en 1819, John William Polidori pour son ouvrage Le Vampire dont Goethe pensait, qu'il avait été écrit par Byron lui-même.

Dans toutes les œuvres littéraires, les vampires suivent toujours les mêmes rites et comportements : Il s’agît d’un mort qui sort de sa sépulture pour prélever du sang frais sur des personnes, de préférence jeunes, pendant leur sommeil. Après plusieurs “ prélèvement ”, la victime mourrait d’épuisement. Quelques temps plus tard, elle devenait à son tour vampire, phénomène du en partie au mélange de son sang avec celui du vampire initiateur.

Le vampire peut sortir de sa tombe en utilisant la transformation gazeuse. Il ne supporte pas la lumière du jour, qui dissout son apparence corporelle. Car le corps matériel et initial du vampire ne quitte pas réellement la sépulture. La dépouille charnelle reste intacte et imputrescible. Le vampire peut être classé dans la catégorie des morts-vivants et accède, d’un certaine manière à l’immortalité.

La tradition veut que les vampires possèdent de longues canines et que les miroirs ne les reflètent pas. On dit aussi, dans certaines régions de France, qu’être vampire était héréditaire. On leur prête également la crainte des croix et les blessures provoquées par l’eau bénite.

Quelques fois, la victime se réveillaient pendant “ l’attaque ”, repoussant le vampire, mais surtout parvenait à l’identifier. La tombe était ouverte et si le corps n’était pas décomposé et que son sang n ‘était pas coagulé, le cadavre était déclaré vampire. On plantait un pieu dans son corps, on le décapitait et il était ensuite brûlé.

Tous ces clichés diffèrent de certains cas réels, que l’on rencontre dans différentes cultures et différentes époques.

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Au second siècle après Jésus Christ, Pausanias, écrivain antique, nous relate un article de Loi de l’île de Crête dans lequel il est dit que l’on devait brûler les cadavres qui sortent de leurs tombeaux pour revenir hanter leur famille, ou de leur percer la tête avec un gros clou de charpentier. En Chine, le prêtre tao-tché, enfonce un clou dans la tête des cadavres des défunts qui reviennent voir leur famille. Des allusions aux vampires apparaissent dans les Saintes Ecritures. Psaumes de David : “ Sauve-moi des êtres de sang, qui sont aux aguets pour m’ôter la vie… Ils reviennent chaque soir, ils hurlent comme des chiens… ” 59,3-6 “ Ils font le tour de la ville, de leur bouche ils font jaillir la mort, et des glaives sont sur leurs lèvres… ” 59,7 “ Ils errent ça et là, cherchant leur nourriture, et ils passent la nuit sans être rassasiés…. ” 59,16 “ Comme la fumée se dissipe, tu les dissipes, comme la cire fond devant le feu… ” 68,3 L’Eglise reconnut les vampires mais leur nom était différent, on les appelait succubes ou incubes. On trouve leurs traces dans les écrits de Saint Thomas d’Aquin, Saint Augustin, les papes Innocent VIII et Benoît XIV, Gauillaume de Paris… De nombreux ermites du désert déclarèrent avoir été attaqués par ces créatures. Pour l’Eglise, le vampire est avant tout un démon ayant pris possession du corps d’un défunt.

Les pouvoirs des vampires

Au travers des témoignages connus et de la littérature, souvent inspirée de faits bien réels, on constate que les vampires possèdent des dons et attributs surnaturels, bien évidemment sans compter le don à l’immortalité (et non pas à l’invulnérabilité) et le pouvoir de “ créer ” d’autres vampires. Ainsi les vampires possèdent une force surhumaine. On évalue cette force à celle de dix hommes. Il est souvent dit que les vampires peuvent se téléporter ce qui n’est pas tout à fait exact. En fait, le vampire peut se déplacer bien plus vite que l’œil humain ne peut le percevoir. Les sens du vampire sont exacerbés. Il est capable de voir dans la nuit, son odorat est très développé et son ouïe est sept fois supérieure à celle d’un mortel. Le regard du vampire est généralement hypnotique, ce qui lui sert à calmer et soumettre sa future* proie. Son corps possède une résistance inhabituelle. Certaines armes sont sans effet sur lui. Son aptitude à se régénérer, lui permet de “ survivre ” à une balle de revolver. On pense également que les vampires ont une influence et peut être un contrôle sur les animaux tels que les chauves souris ou les rats. Ils peuvent également se transformer en un de ces animaux ou utiliser une consistance gazeuse afin de s’infiltrer par la moindre interstice. Ils peuvent aussi grimper un mur à 90° et on en a vu certains marcher au plafond telle une araignée.

Tuer un vampire

Certaines croyances pensent que l’on peut tuer un vampire, à l’instar des loups garous, avec une balle en argent. La solution la plus radicale reste quand même le pieu enfoncé dans le cœur. En Russie, on utilise du bois de tremble ( ce bois ayant servi à fabriquer la croix du Christ ). Dans d'autres pays, on préfère l'aubépine, qui rappelle la couronne du Christ. En Dalmatie et en Albanie, on utilise plutôt un poignard préalablement béni par un prêtre. L'exécution, appelée en Roumanie la "grande réparation", doit se dérouler de préférence aux premières lueurs de l'aube et l'officiant doit enfoncer le pieu d'un seul coup, faute de quoi le vampire peut ressusciter. Si le corps ne se volatilise pas en poussière, on le décapite avec une bêche de fossoyeur et on brûle les restes, les cendres étant répandues aux quatre vents ou enterrées à la croisée de deux chemins.

Reconnaître un vampire

Pour localiser la tombe d’un vampire dans un cimetière, on fait déambuler un cheval entièrement noir ou entièrement blanc, n'ayant jamais sailli, monté par un adolescent vierge. Le cheval se cabre devant la tombe renfermant le vampire. La présence, dans le sol de petits orifices à proximité d'une tombe est également une preuve, le vampire sortant par ces trous sous forme gazeuse. Les personnes nées de l'union d'un vampire et d'une mortelle ont le don de repérer infailliblement les vampires. On les appelle vampiritch ou vampirovitch en Serbie, dhampires en Bohême et en Hongrie. Si tout être humain est susceptible de devenir un vampire après sa mort, certaines personnes le sont plus que d'autres, comme les excommuniés, les suicidés, les victimes de mort violente, les sorciers, les enfants mort-nés et toute personne qui n'a pas bénéficié d'une sépulture chrétienne. Certains individus sont prédisposés comme le fait d'être né avec des dents dans la bouche, d'être né le crâne recouvert d'un fragment de la membrane amniotique ou du placenta. Quand de telles personnes meurent, il faut prendre beaucoup de précautions au moment de l'inhumation. En Roumanie, on enfonce un clou dans le front du défunt, ou on transperce son corps de coups d'aiguilles. Pour empêcher l'âme du vampire de réintégrer son corps, on peut placer dans sa bouche un objet tel qu'une gousse d'ail en Roumanie, une hostie consacrée en Grèce. Afin que le corps ne puisse quitter sa tombe, on le cloue au fond de son cercueil. Dans les Sudètes, on enroule le corps dans une sorte de bas : le vampire doit chaque année en défaire une maille. En Russie, on met des graines de pavot dans le cercueil : le vampire doit les recompter chaque nuit. On enterre systématiquement les suicidés et les excommuniés à la croisée de deux chemins. Pour protéger une maison contre l'attaque d'un vampire, en Serbie, on peint une croix au goudron sur les portes et les fenêtres, en Roumanie, on suspend des gousses d'ail dans toutes les pièces et on frotte d'ail, les portes, les fenêtres, les cheminées et les trous de serrure, en Russie on dispose des graines de pavot ou des épines d'églantier sur toutes les routes menant au cimetière : le vampire doit les ramasser une à une.

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