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Le vendredi 13 octobre 1307, Philippe le Bel faisait arrêter tous les Templiers de France. Dans de nombreuses régions et de lieux où se situaient des commanderies templières, on raconte des histoires de fantômes liées à l’exécution des Templiers.

 

A Paris, dans la tour du Temple, un fantôme apparaissait dans la nuit du 3 au 4 avril et posait toujours la même question :
« Qui veut défendre le Saint Sépulcre ? ».
Une autre voix surgie des ténèbres répondait :
« Personne, le Temple est détruit »…

Le Duc de Lévis-Mirepoix, membre de l’Académie Française, rapportait que dans la chapelle templière située au Cirque de Gavarnie, dans les Pyrénées Orientales, on apercevait dans la nuit du 12 au 13 octobre un fantôme qui demandait :
« Qui défendra le Saint Temple ? ».
Six voix s’élèvent, celles des templiers qui reposent dans la chapelle, et déclarent par trois fois :
« Personne ! Personne ! Le Temple est détruit »…

Cette histoire sera reprise dans l'Aude et adaptée au château du Bézu, petite commune située dans l’Aude à quelques kilomètres du mystérieux village de Rennes-le-Château.

En contrebas de la soi-disant commanderie se situe une métairie qui a la particularité de posséder un puit dans lequel, jadis, a été jetée une cloche d’argent qui appartenait aux Templiers.

Dans la nuit du 12 au 13 octobre, la cloche sonnerait le glas tandis qu’une file de silhouettes blanches, les fantômes des Templiers, quitte le cimetière et monte vers les ruines de la commanderie.
Une fois les Templiers arrivés aux ruines, la cloche se tait… pour un an…

Anecdote  : Christophe Dechavane, à la fin des années 80, avait passé la nuit dans ces ruines avec son équipe de Ciel mon Mardi.

Addendum :

D'après les archives de la famille de Béarn, cette histoire remonterait au alentours de 1350.

"La nuit du 18 mars, au pied du cirque de Gavarnie, le spectre de Jacques de Molay surgit et pénètre sous la voute de la petite église dans laquelle on peut voir, conservés dans une armoire, les crânes des six Templiers échappés au massacre de Philippe le Bel et venus se réfugier dans les montagnes pyrénéennes."

Quand Georges Sand visita les Pyrénées en 1825, dans une lettre, elle écrivit à sa mère depuis Cauterets : "Nous avons joué avec les crânes des Templiers".